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- Après des études de philosophie, Maud Perl apprend le tissage et la teinture. Dans les années 80, elle crée des tissus pour une société anglaise de décoration qui fait tisser ses soies à la main en Inde. Elle est ensuite coloriste pour une usine textile américaine.
Avec ces tissus, elle invente des vêtements pour elle, pour ses amies et, très vite, elle ouvre sa première boutique à Paris sur les quais de la Seine. C’est là qu’elle développe ses recherches sur la couleur. Parallèlement, elle crée des costumes pour le cinéma.
« Une tradition réinventée »
- Plus tournée vers la recherche de constructions justes et pures que vers une modernité obligée, Maud Perl interroge la matière avec une prédilection pour la soie, matériau noble, riche et sensuel, qui conjugue des qualités paradoxales : solide et précieuse, organique et moderne, fraîche et chaleureuse…
La soie éveille la couleur à elle-même : elle honore la couleur.
- Les matières sont prétexte à trouver de nouvelles nuances : suivant qu’elles sont fluides ou raides, mates ou brillantes, inégales ou floquées, ouatinées, surpiquées, plissées ou brodées… Maud Perl les décline en nacres irisées, bronzes mordorés, roses capiteux, célestes céladons, rouges incarnat, jaunes impériaux… ou encore l’indigo saturé, couleur emblématique de la marque.
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« Une certaine écologie de l’esprit »
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La couleur se perd au même titre que les saveurs et les senteurs. En sacrifiant à la tyrannie du noir, nos sociétés se privent de diversité, d’énergie et de lumière. Maud Perl tente de revivifier un savoir oublié où les couleurs participent de l’enchantement du monde : elle en a archivé plus de 2000.
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Nomades de la mode, les vêtements Maud Perl traduisent au-delà de leur fonction une recherche de l’essentiel à travers un patient travail sur les teintures et une approche érudite des étoffes. Ils traversent le temps et habitent la ville avec évidence, porteurs d’une harmonie secrète.
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